ACTE II, SCÈNE X
m'ébranlez terriblement. Voilà ce qui s'appelle les derniers abois de la fidélité conjugale.
VALÈHE.
J'ai pitié de toi. Il est vrai que je lui demandais une faveur, c'est celle de me rendre Julie favorable.
Oui, Monsieur le benêt, voilà de quoi il s'agissait, et vous êtes un fou qui prenez toujours le change.
PASQUIN
Hé bien I je croirai que je l'ai pris, pourvu que vous me donniez les trente pistoles.
NÉRINE, les lui donnant.
Volontiers, s'il ne tient qu'à cela pour avoir la paix.
P A s Q U I N , serrant la bourse .
Du moins, je ne perdrai pas tout ; et, en tout cas, je ne serai pas le premier mari qui se sera consolé delà sorte.
VALÈRE
Va donc parler à ta maîtresse.
NÉRINE
Tout à l'heure, [a vaière.] Et vous, tâchez de persuader Angélique et la Comtesse.
VALÈRE
Adieu, je m'en vais les trouver.
NÉRINE
Allez. Je vais rejoindre Julie.
PASQUIN
Et moi, je m'en vais les suivre tout doucement, pour voir s'ils ne me dressent point quelque embuscade.
90 l'obstacle imprévu.