SCÈNE VIII
BASILE, CLOTALDE, ROSAURA et CLAIRON.
CLOTALDE.
Puis-je VOUS parler ?
Clotalde, sois le bienvenu.
CLOTALDE.
En venant à vos pieds, quoique je fusse forcé de faire, un destin cruel et impitoyable enlève aujoi d'hui à la loi sa rigueur, à la coutume sa pratiq ordinaire.
BASILE
au'y a-t-il ?
CLOTALDE.
Un malheur qui m'est arrivé, seigneur, quand devrais le regarder comme le plus grand sujet < joie.
BASILE
Achève.
CLOTALDE.
Ce beau jeune homme, audacieux et ignorant ]
PREMIÈRE JOURîrtE. 3I
défense, est entré dans la tour, seigneur ; il y a vu le prince, et c'est...
BASILE
Ne t'afflige pas, Clotalde. Si cela fût arrivé un autre jour, je t'avoue que j'en serais fâché. Mais aujourd'hui j'ai révélé le secret, et il n'importe pas que celui-ci le sache, maintenant que je l'ai fait connaitre. Viens me voir tout à l'Leure, parce que j'ai beaucoup de choses à te dire, et beaucoup que tu auras à faire pour moi. Car tu dois être, je t'en avertis, l'instrument du plus grand événement qu'on ait jamais vu. Pour ces prisonniers, afin que tu ne croyes pas que je veux punir ta négligence, je leur pardonne. (// 5'fw va.)