SCÈNE IX
Les ^récédeîtis, callebasse.
CAI.LEBASSE (à part).
Si je les entendais parler, comme je les vois marcher, je saurais à la fois où ils vont et ce qu'ils (lisent. Je vais nr approcher.
USARD.
Qu'est-ce ceci ?
FÉLIX
Un homme, qui,- si mes yeux ne me trompent, vient derrière nous,
I ISARD
Eh bien ! tirez votre épée.
FÉLIX
CLui va là ?
, GAI LESASSE.
Personne ; car on ne dit pas qu'on va, quand on est arrêté.
FÉLIX
Qpi êtes-vous ?
CAILEBAS3E.
Un homme de bien.
I ISARD
Eh bien I qu'il passe, si par hasard c'est son chemin.
Je ne passe pas, je m'y retiens.
FÉLIX
Donc, je m'en vais jouer de l'épée.
LISARD.
Tuez-le.
CAU.EBASSE.
Arrêtez ; ah, seigneur, vous allez me tuer, je suis Callebasse.
FÉLIX
aui?
CALLEBASSE
Callebasse.
I ISARD
Callebasse ? Qpe signifie ceci ?
CAILEBASSE. •
Je venais voir où vous allez. (^Tous les deux tombent sur lui.)
FÉLIX
Pour Dieu !...
CALLEBASSE*
C'est assez.
ÙSARD.
Laissez-le ; ne faites pas de bndt ; Toid près £ la maison que "nous cherchons. /
FÉLIX
C'est près d'ici, lisardi qoe demew Vi dame vous venez voir ?
USARD.
Oui, Félix»
FÉLIX
Elle est distinguée ?
USARD.
Très distinguée.
FÉLIX
^ Elle a son père ?
LISARD.
Oui.
FÉLIX
C'est ici que vous vou^ êtes enfermé dans une chambre ?
USARD.
Oui.
Et pendant qu'elle était avec vous, est entrée celle qui me cherchait ? •
USARD.
Oui.
FÉLIX
Prenez garde, car la nuit est pleine d'ombres profondes, plus obscures que jamais, puisqu'il n'y a pas de lune, il est possible que vous vous trompiez.
USARD.
•Je ne me trompe pas. C'est à cette fenêtre que je dois frapper, et l'on m'ouvrira cette porte.
CAUEBASSE {à part).
Maintenant, je connais la maison. . •
FEUX {à part).
Cette fenêtre, cette porte ? Hélas ! que le ciel me vienne en aide I ce sont celles de Laure, deux fois^ trompeuses pour moi.
USARD,
Retkez-vous ; que je fasse le signal, qui est celuici. {Il fait le signal à la irilU.)
FÉLK.
Si je me souviens bien, hélas! dan» le récit précédent vous avez dit que la femme qui attend pour vous parler, est celle qui aujourd'hui était cachée dans mon app alternent.
El que l'autre qui est venue