SCÈNE X
Les prldikati, célia à la/etiSri.
Holà I
IISAIU).
On m'appelle.
cëuA, Est-ce voiA, USARD ?
FÉLIX
Avant qu'elle ouvre, dites-moi... (0» ouvre la porte.)
LISARD.
Ce n'est pas possible avant.
FEUX
Si c'est
LISARD.
Adi$u, elle m'attend.
FÉLIX
La dame
Entrez vite.
I ISARD
Bientôt nous causerons. (// entrey don féldc veut entrer derrière lui y CÈIIA ferme' znvement.')
FÉLIX {à part), Célia m'a donné de la porte sur le nez.
CALLEBASSE
Une porte qui a une serrure ne déshonore pas, quoiqu'elle soit de bois. C'est le fer qui la sauve.
FÉLIX Çà part).
Qu'est-ce qui se passe pour moi ? Qjai vit jamais tant d'embrouillamini ? Il vient dans 1^ maison dfe Laure, ô ciel ! chercher la dame, qui aujourd'hui est sortie de mon appartement, quand Laure y fut entrée ? Donc, ce ne peut être eue. Mais qui peut être dans cette maison ? Oh ! pourquoi avoir dit à Marcelle d'attendre jusqu'à demain à venir ici ? Elle aurait éclairci tout cela. Maià pendant que je réfléchis, jlf laisse la place à mon infamie. Donc, ne réfléchis-
JOURXÉE.
sons pas, 6 ma jalousie ! Mais marchons v pour dùmJler la vérité. Car Qu c'eâtLaure,ou ce n'est pas Laure. Si ce n'est elle, qu'al-je à perdre à me débarrasser de mon inquiétude ? Si c'est elle, qu'aije à perdre encore, si je perds l'âme et k' vie, en perdant Laure ? Enfonçons la porte. Mais comment osé-je le faire, quand j'ai donné ma parole à Lisatd ? Qji'iniportent l'amitié, la confiance, les égards, le» convenances ? Qjiand la jalousie parle, il n'y a plus rien, parce qu'il n'y a ni honneur, ni amitié qui l'emporte sur elle. (/( Jcnne de grands cmips à laporle pour la retcuerxr, et m mime temps, on frappe plm loin à une autre porte.')
Qjie faites-vous
Je vais te tuer.
C ALLEE ASSE
C ALLES ASSE
Si c'est posdble, n'en faites rien.
FtUZ.
Mais ces coups, qu'est-ce que c'est ?
De quoi vous étoiinei-<rous ? C'est sans autre d'un autre cAté, qui est également rage, et qui donne de* conpt i une a.utre porK,'
SCÈNB Xï Lei fr/Maib, Faxio éh' FAHO, Ouvie, Célia, ouvre, L
;ljj
• CÉLIA, hors du théâtre^
C'est mon maître, malheur à moi I
Cest Fâbio.
{On entmddes coups cTépêg,)
FABIO
J'arrive pour voir une pareille infamie I
CALLKBASSE.
Par Dieu, là -bas, on en est déjà venu aux épëes.
FÉLIX
Maudite porte!
CALLEBASSE
Amen I • ; SCÈNE Xn.
DON FÉLIX, CALLEBASSE, LISARD portant MARCELLE
dans ses brasy dans Vobscurité.
LISARD.
Ne craignez rien, madame ; quoiqu'on frappe à cette porte, celui qui frappe est un homme sûr.
MARCELLE
Je vais avec vous, Lisard ; quand je serai arrivée chez vous, je n'ai plus à craindre, une fois que la . maison me protège.
LISARD.
Venez, et ne vous inquiétez pas de celui qui m'accompagne. *
C'est FéHx !
USARD.
Oui.
MARCEUE.
Mais prenei ga.rde, Félix est...
USARD.
Ne vous tourmentei pas ; ce n'est pas le de prendre des précautions. Fé]ix î
FEUX
Qpi va là ?
USASD.
Mon malheur.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Qu'étant à parler avec cette dune, son pÈre est venu de dehors. Il s. frappé, et vojant qu'on tardait à lui ouvrir, il a enfoncé la porte, et mis l'épée à la main. Comme la lumière s'e^ éteinte, j'ai pu la délivrer. Emmenez-la ; je reste pour vous garder pal derrière, afin que personne ne voua hùtc. Callebasse restera avec moi.
H n'y testera pas.
11 vaut mîeifx qu'il aille avec die, et , tiocsnousdeu:c.
Devons-nous la laïs!*-- >\-ule!
rùsoiinnble. Car hi pid ril, e»t de songer i la ..
devez l'emmener ah
FEUX
C'est juste.(i margelle) Eh bien! Laure, enfin vous êtes tombée en mon pouvoir?
MARCELLE
Ah, Dieu I
FEUX
J'en suis mort.
MARCELLE
Je suis toute hors de moi.
FÉLIX
Venez avec moi ; car quoique vous ne méritiez pas tant d'attentions, je suis ce que je suis et je dois vous sauver.
Y a-t-il femme plus infortunée ?
FÉLIX
Y a-t-il homme plus malheureux ? (félix et margelle sortent),