‹ Théâtre choisi (volume 2)Chapitre 284 sur 488 · V. Or · texte numérisé non relu

V. Or

2. La différence entre l'héroïque Polyeucte et le fade soupirant qui vient à pareille heure parler de ses />»./•. de ses offres de tervice, des yeux dignes d'être des dieux, il n'est personne qui

ne la sente, Pauline moins que toute autre.

3. Ce n'est pas un vain remplissage, mais une protestation solennelle contre les espérances que Sévère pourrait fonder sur la faiblesse bien connue île

POLYELCTE

Que s'il perd mon époux, c'est à vous qu'il l'immole.

Sauvez ce malheureux, employez-vous pour lui;

Faites-vous* un effort pour lui servir d'appui.

Je sais que c'est beaucoup que ce que je demande; i35.*i

Mais plus l'effort est grand, plus la gloire en est grande.

Conserver un rival dont vous êtes jaloux,

C'est un trait de vertu qui n'appartient qu'à vous;

Et si ce n'est assez de votre renommée,

C'est beaucoup qu'une femme autrefois tant aimée, 136C

Et dont l'amour peut-être encor vous peut toucher,

Doive à votre grand cœur ce qu'elle a de plus cher :

Souvenez-vous enfin que vous êtes Sévère.

Adieu. Résolvez seul ce que vous voulez faire;

Si vous n'êtes pas tel que je l'ose espérer, 136^

Pour vous priser encor je le veux ignorer1.

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