CRISPE
Il nomme Héraclius celui qu'il ressuscite.
l'HiM AS
Quiconque en est l'auteur devait mieux: l'inventer. Le nom d'Héraclius doit peu m'épouvanter; Sa mort est trop certaine et fut trop remarquable, Pour craindre un grand effet d'une si vaine fable. Il n'avait que six mois, et lui perçant le flanc. On en fit dégoutter plus de lait que de sang: Et ce prodige affreux, dont je tremblai dans Iàme, Fut aussitôt suivi de la mort de ma femme.
328 HERA.CLIUS
Il me souvient encor qu'il fut deux jours ca'ché, Et que sans Léontine on l'eût longtemps cherché : Il fut livré par elle, à qui pour récompense Je donnai de mon fils à gouverner l'enfance, Du jeune Martian, qui d'âge presque égal, Était resté sans mère en ce moment fatal. Juge par là combien ce conte est ridicule.
Néanmoins, sur le conseil de Crispe, le tyran Pliocas se décide à regagner l'affection du peuple, si profondément attaché à la maison de Maurice. 11 fait donc \enir Pulctiérie, lille du dernier empereur de Byzance, et lui propose une dernière fois la main de son fils. Celle-ci, pleine d'iiorreur pour le tyran, répond en digne émule des Emilie et des Laodice.