DON MANMQL'E, D. LOPE, I). ALVAR, CARLOS
Don LOPE
Hé bien, seigneur marquis, nous direz-vous, de grâce, Ce que pour vous gagner il est besoin qu'on fasse? Vous êtes notre juge, il faut vous adoucir.
CAKLi >s
Vous y pourriez peut-être assez mal réussir : Quittez ces contre-temps de froide raillerie.
DOX MANRIQCE
Il n'en est pas saison quand il faut qu'on vous prie.
CARLOS
Ne raillons ni prions, et demeurons amis.
Je sais ce que la reine en mes mains a remis :
J'en userai fort bien; vous n'avez rien à craindre;
Et pas un de vous trois n'aura lieu de se plaindre.
Je n'entreprendrai point de juger entre vous
Qui mérite le mieux le nom de son époux;
Je serais téméraire et m'en sens incapable;
Et peut-être quelqu'un m'en tiendrait récusable.
Je m'en récuse donc, afin de vous donner
Un juge que sans honte on ne peut soupçonner :
Ce sera votre épée et votre bras lui-même.
Comtes, de cet anneau dépend le diadème;
Il vaut bien un combat, vous avez tous du ceeur,
Et je le garde...
DO.X LOPE
A qui. Carlos?
i.VRLOS
A mon vainqueur Qui pourra me 1 oter Tira rendre à la reine, Ce sera du plus digne une preuve certaine. Prenez entre vous l'ordre et du temps et du beu: I Je m'y rendrai sur l'heure, et vais l'attendre. Adieu.
succèdent sans trêve : il est à peine I besoin de faire remarquer tout ce que ces données romanesques ont d'in vrai-
semblable. Jlolière, au 3e acte des Anui m s Magnifiques, semble avoir eml#imté à Corneille cette idée sceuique.