‹ Théâtre choisi (volume 2)Chapitre 444 sur 488 · V. Gr · texte numérisé non relu

V. Gr

NICOMLDE

LAODICE

Fuyez donc les fureurs qui saisissent mon âme : Après le coup fatal de cette indignité, Je n'ai plus ni respect ni générosité.

Mais plutôt demeurez pour me servir d'otage Jusqu'à ce que ma main de ses fers le dégage. J'irai jusque dans Rome en briser les liens, Avec tous vos sujets, avecque1 tous les miens; Aussi bien Annibal nommait une folie De présumer la vaincre ailleurs qu'en Italie2. Je veux qu'elle me voie au cœur de ses États Soutenir ma fureur d'un million de bras; Et sous mon désespoir rangeant sa tyrannie...

ARSINOÉ

Vous voulez donc enfin régner en Bithynie?

Et dans cette fureur qui vous trouble aujourd"hui,

Le roi pourra souffrir que vous régniez pour lui?

LAODICE

J'y régnerai, Madame, et sans lui faire injure. Puisque le roi veut bien n'être roi qu'en peinture3 Que lui doit importer qui donne ici la loi, Et qui règne pour lui des Romains ou de moi? Mais un second otage entre mes mains se jette.

SCENEVII

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