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Seigneur, faut-il si loin pousser votre victoire,
Et qu'ayant en vos mains et mes jours et ma gloire,
La haute ambition d'un si puissant vainqueur
Veuille encor triompher jusque dedans mon cœur3? îsio
Contre tant de vertu je ne puis le défendre ;
Il est impatient lui-même de se rendre.
Joignez cette conquête à trois sceptres conquis,
Et je croirai gagner en vous un second fils.
PRUSIAS
Je me rends donc aussi, Madame; et je veux croire tais Qu'avoir un fils si grand est ma plus grande gloire4.
1. Ce ton de courtoisie irouique n'a rien à envier aux narquois et galants propos des gentilshommes de la Fronde à cette date.