Scudéry est choqué de l'équivoque avec sabat
loOO
i\ A1 me défendre mal je les aurais trahis. I Mon esprit généreux ne hait pas tant la vie, Y Qu'il en veuille sortir par une perfidie :
Maintenant quïl s'agit de mon seul intérêt,
Vous demandez ma mort, j'en accepte l'arrêt.
Votre ressentiment choisit la main d'un autre;
Je ne méritais pas de mourir de la vôtre.
On ne me verra point en2 repousser les coups;
Je dois plus de respect à qui combat pour vous ;
Et ravi.de penser que c'est de vous qu"ils viennent,
Puisque c'est votre honneur que ses armes soutiennent
Je lui vais présenter mon estomac * ouvert,
Adorant en sa main la vôtre qui me perd.
CHIMÈNE
Si d'un triste devoir la juste violence,
Qui me fait malgré moi poursuivre ta vaillance,
Prescrit à ton amour une si forte loi
Qu'il te rend sans défense à qui combat pour moi ,
En cet aveuglement ne perds pas la mémoire
Qu'ainsi que de ta vie il y va de ta gloire,
Et que dans quelque éclat que Rodrigue ait vécu.
Quand on le saura mort, on le croira vaincu.
Xon honneur t'est plus cher que je ne te suis chère.
Puisqu'il trempe tes mains dans le sang de mon père, 1310
Et te fait renoncer, malgré ta passion 3,
A l'espoir le plus doux de ma possession :
Je t'en vois cependant faire si peu de conte,
Que sans rendre combat tu veux qu'on te surmonte.
Quelle inégalité ravale * ta vertu? i-jIj
Pourquoi ne l'as-tu plus, ou pourquoi l'avais-tu?
Quoi? n'es-tu généreux que pour me faire outrage?
S'il ne faut m'offenser, n'as-tu point de courage?
Et traites-tu mon père avec tant de rigueur,
Qu'après l'avoir vaincu tu souffres un vainqueur? 1520
Va, sans vouloir mourir, laisse-moi te poursuivre;
Et défends ton honneur, situ ne veux plus vivre.
D. RODRIGUE
Après la mort du Comte, et les Maures défaits,