‹ Théatre choisi (volume 3)Chapitre 107 sur 373 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

Donnez un successeur qui soit digne de vous.

AIGLSTK.

N'en délihûions yilus, celle pilié remporte, [forte; Mon repos m'est bien cher, mais Rome est la plus El, (juelipie grand malheur cpii men puisse arriver, Je consens à me perdre alin de la sauver. Pour ma tranquililé mon conn* en vain soupire: (linna, [>ar vos conseils Je reliendiai l'empire; Mais je le retiendrai pour vous en faire jtart. [fard, Je vois lro|» (pie vos co:;urs n'ont poinl pour moi d»* Et que chacun du vous, dans lavis qu'il me donn<'. Regarde seulement l'Etat et ma personne: Votre amour en tous deux fait ce <tomhat d'esprits, Et vous allez tous deux en recevoir le prix. Maxime, je vous fais gouverneur de Sicile; Allez donner mes lois à ce terroir fei'tile: Songez que c'est jiour moi que vous gouvernerc/, Et que je répondrai de ce que vous ferez. Pour épouse, ("inna, je vous donne /ICniilie : Vous savez (pi'elle tient la place de Julie, Et que si nos malheurs et la nécessité M'ont fait tiaileison père avec sévérité, Mon épargne depuis en sa faveur ouverte Doit avoir adouci l'aigreur de celte perte. Voyez-la de ma part, tâchez de la gagner: Vous n'êtes point pour elle un homme à dédaigner; De lotfre de vos vœux elle sera ravie. Adieu: j'en veux porter la nouvelle à Livie.

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