‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 286 sur 619 · SECONDE PRÉFACE PB RACINE · texte numérisé non relu

SECONDE PRÉFACE PB RACINE

Voici celle de mes: tragédie! que je put dire que j'ai le plue travaillée. Cependant j'avoue que le suoeés ne répondit pas d'à-» bord à mea espérances. A peine elle parut aur le théâtre, qu'il p*éleva quantité de critiquée qui aembloient la devoir détruire. Je crue moi-même que M destinée serait à l'avenir moins heureuse que celle de mea autres tragédies. Naia enfin il eat arrivé de cette pièce ce qui arrivera toujours des ouvragée qui auront quelque bonté. Le» critiques ae aont évanouies) la pièce est demeurée. C'est maintenant celle des miennes que la eour et le public revoient le plua volontiers ; et ai j'ai fait quelque chose de solide et qui mérite quelque louange, la plupart dea connaisseurs demeurent d'accord que c'est ce même Brii*nnieu§.

A la vérité j'avois travaillé sur dea modelée qui m'avoiept extrêmement soutenu dans la peinture que je vouloia faire de la cour d'Agrippine et de Néron. J'avois copié mea personnages d'après le plus grand peintre de l'antiquité, je veux dire d'après Tacite. Et j'étoia alors ai rempli de la leoture de cet excellent pietorien, qu'il n'y a presque pas un trait éclatant dana ma tragédie dont il ne m'ait donné l'idée* J'avois voulu mettre dana ee recueil un extrait dea plua beaux endroits que j'ai tâché d'imiter* ; maie j'ai trouvé que cet extrait tiendrait presque autant de place que la tragédie. Ainsi le lecteur trouvera bon que je le renvoie à cet auteur, qui aussi bien est entre les mains de tout le monde; et je me contenterai de rapporter ici quelques-uns de see passages sur chacun dea personnages que j'introduis aur la scène.

Pour commencer par Néron, il faut se souvenir qu'il eat ici dana Iea premières années de son régne, qui ont été heureuses, comme l'on sait. Ainsi il ne m'a pas été permis de le représenter auaai méchant qu'il a été depuis. Je ne le représente pas non plus comme un homme vertueux, car il ne l'a jamais été. Il n'a pas encore tué sa mère, sa femme, ses gouverneurs} mais il a en lui les semences de tous ces crimes. Il commence è vouloir secouer le joug. Il les hait les uns et les autres, et il leur cache sa haine sous de fausses caresses : Factus natura velare oâiuru fallacibus blancjititi*. En

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