ACTE III, SCENE VIII
Je ne me sentois pas assez dissimulée.
De mon front effrayé je craignois la pâleur ;
Je trouvois mes regards trop pleins de ma douleur 1010
Sans cesse il me serabloit oue Néron en colère
Me venoit reprocher trop de soin de tous plaire ;
Je craignois mon amour vainement renfermé ;
Enfin j aurois voulu n'avoir jamais aimé.
Hélas ! pour son bonheur, Seigneur, et pour le nôtre, 1015
Il n'est que trop instruit de mon cœur et du vôtre. ,
Allez, encore un coup, cachez-vous à ses yeux :
Mon cœur plus à loisir vous éclaircira mieux.
De mille autres secrets j 'aurois compte à vous rendre.
BRITANNICU8.
Ah 1 n'en voilà que trop : c'est trop me faire entendre *, 1020 Madame, mon bonheur, mon crime, vos bontés. Et savez- vous pour moi tout ce que vous quittez? Quand pourrai-je à vos pieds expier ce reproche ?