APRÈS SA MORT
Daignez ajouter. Monsieur, aux hommages de vos concitoyens, celui d'un étranger que sa respectueuse estime vous attache autant que s'il était né à Vérone1.
1. Les sailet chose* que noue ayons retranchées de cette lettre de Voltaire sont : 1* les citations destinées a prouver que, dans les tragédies du grand Corneille, l'amour n'est pas toujours digne du théâtre; S" celles qui ont pourobjet de montrer i Maffei qu'une simple traduction de sa Métope ne pou Tait pas réussir i Paris. —Voltaire, comme on le voit, ne dissimulait pas les obligations qu'il avait au marquis de Matîei; mais, comme on se plaisait, malgré cet aveu, à les exagérer encore, il publia, en 17 4S, sous le nom d'un personnage imag» naire, de la Lindelle, une lettre où f amertume de la censure formait, dit Laharpe, une espèce d'antidote contre les louanges prodiguées à la Mérope italienne dans la dédicace de Voltaire. Si quelques-unes des critiques étaient justes, le procédé n'était pas très-loyal* L'auteur fit suivre cette lettre, qu'il s'écrivait i lui-même, d'une réponse où, sous prétexte de défendre Maffei, il loue particulièrement, dans la tragédie italienne, les parties qu'il en a imitées avec succès.