‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 592 sur 619 · ALCESTE, ARSINOÉ · texte numérisé non relu

ALCESTE, ARSINOÉ

ARSINOti.

Vous voyez, elle veut que je vous entretienne,

Attendant un moment que mon carrosse vienne ;

Et jamais tous ses soins ne pouvoient m'offrir rien

Qui me fût plus charmant qu'un pareil entretien. 1010

En vérité, les gens d'un mérite sublime

Entraînent de chacun et l'amour et l'estime ;

Et le vôtre sans doute a des charmes secrets

Qui font entrer mon coeur dans tous vos intérêts.

Je voudrois que la cour, par un regard propice, 1015

A ce que vous valez rendit plus de justice.

Vous avez à vous plaindre ; et je suis en courroux,

Quand je vois chaque jour qu'on ne fait rien pour vous.

ALCESTB.

Moi, Madame ? Et sur quoi pourrois-je en rien prétendre ? Quel service à l'État est-ce ôu'on m'a vu rendre? 1020

Qu'ai-je fait, s'il vous plaît, de si brillant de soi, Pour me plaindre à la cour qu'on ne fait rien pour moi ?

AESIIfOÉ.

Tous ceux sur qui la cour jette des yeux propices

N'ont pas toujours rendu de ces fameux services.

U ftuft l'occasion ainsi que le pouvoir ; 1025

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