Var. J'aimois, vous i'aves sn ; mais pour venger un père
(1657-44 in-4*) Var. J'aimois, vous le savez: mais pour venger un père.
* * (lB44in-i*J
S. Dans trois des plus anciens textes une amour; dans celui de 1644, un amant.
DON FERNAND
Chimène, sors d'erreur, ton amant n'est pas mort, Et don Sanche vaincu t'a fait un faux rapport.
DON SANCHE
Sire, un peu trop d'ardeur malgré moi l'a déçue .
Je venois du combat lui raconter l'issue.
Ce généreux guerrier, dont son cœur est charmé :
« Ne crains rien, m'a-t-il dit, quand il m'a désarmé;
Je laisserais plutôt la victoire incertaine,
Que de répandre un sang hasardé pour Chimène ; 1750
Mais puisque mon devoir m'appelle auprès du Roi,
Va de notre combat l'entretenir pour moi,
De la part du vainqueur lui porter ton épée 1. »
Sire, y y suis venu : cet objet l'a trompée ;
Elle m'a cru vainqueur, me voyant de retour, 1755
Et soudain sa colère a trahi son amour
Avec tant de transport et tant d'impatience.
Que je n'ai pu gagner un moment d'audience.
Pour moi, bien que vaincu, je me répute heureux; Et malgré l'intérêt de mon cœur amoureux, 1760
Perdant infiniment, j'aime encor ma défaite, Qui fait le beau succès d'une amour si parfaite
DON FERNAND
Ma fille, il ne faut point rougir d'un si beau feu, Ni chercher les moyens d'en faire un désaveu. •Une louable honte eu vain t'en sollicite : 1765
Ta gloire est dégagée, et ton devoir est quitte ; Ton père est satisfait, et c'étoit le venger Que mettre tant de fois ton Rodrigue en danger. Tu vois comme le ciel autrement en dispose. Ayant tant fait pour lui, fais pour toi quelque chose, 1 7 70 Et ne sois point rebelle à mon commandement, Qui te donne un époux aimé si chèrement.