ACTE DEUXIÈME. 135 BRISSOT
Denise est sans rancune, monsieur le comte, mais non sans dignité. Elle a pardonné, mais elle a oublié en même temps. Pour quelque raison que ce fût, elle ne reviendrait plus au passé. Et puis, ce qui simplifie tout, elle n’a pas plus de dot qu’autrefois.
Écoutez-moi, mon cher monsieur Brissot, s’il n’y avait que cette raison-là.… ; BRISSOT, l'interrompant.
Je vous en prie, monsieur le comte, ne me dites pas ce que vous voulez me dire, après ce que vous m'avez déjà dit.
ANDRÉ, lui tendant la main.
Voulez-vous me donner la main?
BRISSOT, lui donnant la main.
Oh! (ls se serrent la main avec effusion. Brissot essuie une larme en souriant.) Pardon !..
THOUVENIN, entrant.
J'ai tout revu, tout visité dans le détail; c’est décidément parfait, mon cher monsieur Brissot.
BRISSOT
Vous êtes trop bon. (4 André.) Je puis me retirer, monsieur le comte?
ANDRÉ
Oui, mon cher monsieur Brissot; mais ne vous éloignez pas. Il se peut que je m’absente et je puis avoir besoin de vous; au revoir