ACTE XII, SCÈNE VIII
BLUCHE.
Mademoiselle a refusé. Je ne peux que la féliciter. D'ailleurs, il sera toujours temps.
PÀULETTË.
Comme vous dites.
BLUCHE.
Voyons un peu ce que j'ai de libre dans mes dossiers.
PAULETTE
Voyons.
MARTHE
Voulez-vous avoir la bonté de noter, monsieur Bluche, que j'ai tous mes brevets.
Je m'en doute.
MARTHE
Je sais la musique.
BLUCHE.
Bon.
MARTHE
Le dessin.
BLUCHE.
Parfait.
PAULETTE
Hein! Bluche, croyez-vous?
MARTHE
Le caleulj naturellement,
BLUCHE.
L'algèbre ?
MARTHE
L'algèbre.
BLUCHE.
L'astronomie?
Oui.
MARTHE
L'histoire ?
BLUCHE.
Parfaitement.
MARTHE
Et la botanique?
BLUCHE.
MARTHE
La botanique aussi.
BLUCHE.
Vous savez tout ! Eh bien ! voici ! (Feuilletant) Un monsieur âgé demande une jeune personne de figure agréable, qui lui tiendrait compagnie, qui dînerait avec lui... qui...
PAULETTE
Ah! non, par exemple!... Autant Cerfeuil, alors ?
MARTHE
Evidemment !
BLUCHE.
Voici deux places de mannequin chez Puck, le grand couturier, et chez...
PAULETTE
Ah bien ! Je m'habille chez Puck, moi ! Me voyez-vous rencontrant Marthe... J'en serais malade.
BLUCHE.
Passons. (Continuant à hre.j Nourrices sèches?... Je n'insiste pas... Ah! consentiriez- vous à épouser un vieux général brésilien ?
MARTHE
Non, merci.
BLUCHE.
J'ai encore une place de caissière dans une gargote.