ACTE II, SCÈNE II
jeunes gens... Mais tout cela disparaîtra, tout cela disparaîtra peu à peu...
(Entre Fanny, de l'atelier, deux chapeaux dans une main, un dans l'autre.)
ÇLOTILDE.
Ah ! occupons-nous de choses sérieuses... Voyons ces chapeaux.
FANNY, en posant un.
Pas celui-ci, n'est-ce pas, madame?
IIORTENSE.
Evidemment.
CLOTILDE, souriant-
En effet...
LA HERCHE. qui regarde le chapeau que Fanny vient de déposer sur un meuble.
Pourquoi ce mépris pour ce chapeau ? Il est charmant, je le trouve charmant.
FANNY, avec indulgence.
Voyons, monsieur.
LA HERCHE.
Je vous donne mon goût. Et je le préfère à ceux-là...
(Il désigne les autres. Pendant les répliques qui suivent, Clotilde. aidée par Hortense et Fanny, en essaye un.)
FANNY
Oh! monsieur, il n'y a aucune comparaison.
LA HERCHE.
Ah!
FANNY
La preuve, monsieur, c'est que celui que vous préférez coûte cinquante francs.
LA IIERCHE.
Et l'autre ?
FANNY
Celui que madame essaye?
LA HERCIIE.
Oui.
FANNY
Cent cinquante francs.
CLOTILDE
Vous voyez.
LA HERCIIE.
Mais ils sont pareils !
FANNY
Monsieur ne voit pas la différence?
LA IIERCHE.
Je vois une différence de cent francs. Enfin, je le préfère. Je ne peux pas vous dire autre chose.
CLOTILDE, après avoir essayé.
Ils me vont bien, il me semble, tous les deux... avec cette petite modification...
(Elle fait un geste.)
FANNY
Ce sera miraculeux, madame...
(Elle sort en emportant les deux chapeaux.) LA IIERCHE.
On doit s'enrichir très vite dans ce métier-là. Je comprends que vous l'ayez choisi.
Je vous affirme, mon cousin, qu'il existe pour