‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 262 sur 269 · SCENE III ROBERT, LA HERCHE · texte numérisé non relu

SCENE III ROBERT, LA HERCHE

ROBERT va ouvrir la port? de gauche, tout doucement, avec précaution, et fait un mouvement de recul.

Toi?

LA HERCHE. montrant d'abord la tête, son pardessus relevé et l'air fatigué d'un homme qui a sommeil.

Mon Dieu, oui... c'est moi, mon ami, c'est moi.

ti8 LES PASSAGÈRES

ROBERT

Ah çà ! qu'est-ce que tu viens faire, et d'abord comment m'as-tu trouvé ici?

LA HERCHE, entrant.

Je te savais au Havre puisque tu me l'avais dît... J'ai pris hier soir le train de minuit quarante-cinq... c'est un train omnibus... un train lourd ! . . . Oh ! qu'il est lourd ! . . . 11 met sept heures pour aller au Havre... Je tombe de sommeil...

HUBERT, lui présentant un fauteuil

Àssieds-toi...

LA HERCHE.

Je suis arrivé à huit heures du matin... Je t'ai cherché dans plusieurs hôtels et heureusement qu'ici la patronne te connaissait... Je viens t'avertir de ce qui s'est passé hier...

Où?

Chez toi.

ROBERT

LA HERCHE.

ROBERT

Va... va vite... C'est grave?

LA HERCHE.

Ça dépend...

ROBERT

11 est arrivé quelque chose à Amélie?

LA HERCHE.

Non... non... rien... 11 s'agit de toi.

ROBERT

De moi?... Au nom du ciel, dépèche-toi...

Voyons

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