‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 31 sur 269 · SCENE IV GLÉNORD, SERQUY · texte numérisé non relu

SCENE IV GLÉNORD, SERQUY

CLÉNORD.

Vous aurez là une femme délicieuse, mon cher Serquy.

SERQUY.

Quand je l'aurai.

CLÉNORD.

Ça ne va pas ?

SERQITS

Mon cher, vous me croirez si vous voulez. Je n'ai jamais eu de succès auprès des femmes, je le proclame à ma honte.

CLÉNORD.

Oh!

SERQUY.

J'entends de vrais succès, des succès exacts, qui vous laissent quelque chose dans l'imagination, comme vous, par exemple. Expliquez-moi cela ?

CLÉNORD.

Vous êtes peut-être trop gai.

SERQUY.

Alors, pourquoi les comiques de café-concert en ont-ils tant?

CLÉNORD.

Parce qu'ils sont tristes dans la vie privée.

SERQITY.

Tenez, une personne que je trouve charmante, c'est madame Briant.

CLÉXORD.

Tout à fait.

Mieux que charmante même.

r.I.ÉXORD.

Harmonieuse.

SERQUY.

Harmonieuse, c'est le mot... quoiqu'elle ne soit plus précisément une toute, toute jeune femme.

CLÉXORD.

Oui, elle a cet âge délicieux où les femmes sont non plus orgueilleuses, mais inquiètes de leur beauté. C'est L'âge que préfèrent les véritables voluptueux.

SERQUY.

Avouez qu'elle vous plaît?

CLÉNORD.

Eh bien ! je l'avoue...

SERQUY. lui prenant la main.

Mes compliments, mes compliments. Regardant par la fenêtre.) Et alors, et alors, je vais vous laisser seul avec elle... Je suis gentil !

CLÉXORD.

Fraternel, Serquy, vous êtes fraternel.

Sort Serquy à gauche. Entre Hélène presque aussitôt

par la limite

Page 1