‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 63 sur 269 · SCENE XVII Les Mêmes, MONSIEUR BRIANT · texte numérisé non relu

SCENE XVII Les Mêmes, MONSIEUR BRIANT

MONSIEUR BRIANT

Voici, mes enfants... Qu'y a-t-il ?

HÉLÈNE

Mon père, je vous demande bien pardon de vous déranger, mais nous tenons à vous mettre au courant d'une résolution très importante que nous venons, Lucien et moi, de prendre à l'instant.

LUCIEN

Mais non, mais non, nous n'avons pris aucune résolution...

MONSIEUR BRIANT

N'importe! Voyons un peu cela...

LUCIEN

Nous n'avons absolument rien décidé d'une façon ferme... Nous avons parlé vaguement de...

M< >NSIEUR BRIANT.

De quoi donc?...

HÉLÈNE

Il s'agit, mon père, de cette jeune fille... de la iille de Lucien...

MONSIEUR BRIANT

Ah ! ah !

HÉLÈNE

Nous avons résolu de la prendre avec nous...

MONSIEUR BRIANT. les reffifdant alternativement, puis avec tranquillité.

De la prendre avec vous?...

HÉLÈNE

Oui, mon père... Et puis de l'adopter... de la reconnaître... J'ignore les formalités légales...

MONSIEUR BRIANT, avec bontiescèndance et ironie.

Je le vois bien, ma chère enfant... C'est en effet une résolution d'une certaine importance que vous avez prise là...

LUCIEN

Elle est subordonnée, bien entendu, à votre

approbation... à Votre... (Etonné, voyant rire monsieur

ih-iani.) Vous riez, mon père?...

Pensais-tu sérieusement, mon garçon, que j'allais m'indigner de cette plaisanterie?

HÉLÈNE

Mais ce n'est pas une...

MONSIEUR BRIANT

Si, ma chère Hélène, c'en est une. Vous ne vous en rendez pas compte vous-même, c'en est une ! J'ajoute qu'elle n'est pas de la meilleure qualité, mais étant donnée la vie de pantins que nous menons depuis quelques jours et qui a pu vous déranger un peu la cervelle, je veux bien ne pas m'en froisser.

LUCIEN

Alors, mon père, vous ne m'approuveriez pas?

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