ACTE II, SCENE XVI
nant vous êtes dans l'arbitraire, en plein arbitraire.
LE BARON, qui relit le procès-verbal.
Mais je n'obtiendrai jamais le divorce, si vous ne constatez pas l'adultère mieux que ça.
ADOLPHE
Vous tenez beaucoup à divorcer?
LE BARON
Mais j'y tiens formellement. Madame m'a indignement trompé avec monsieur. J'en ai les preuves sous les yeux, vous aussi. Je veux que cela soit constaté au procès-verbal, je l'exige; je ne sortirai pas d'ici, sans cela, et je vous prie de le faire immédiatement. Vous êtes bien commissaire de police, à la fin?
ADOLPHE, montrant son écharpe.
Je suppose.
LE BARON
Eh bien ! puisque vous êtes commissaire de police, faites votre devoir.
ADOLPHE, «'approchant <ln baron.
Monsieur le baron, je désirerais vous dire un mot en particulier.
LE BARON
A moi ?
ADOLPHE
A vous.
Rédigeons d'abord le procès-verbal, un procèsverbal régulier, ensuite je suis à vous.
ADOLPHE
Je désire vous dire ce mot avant la signature.
LE BARON
Eh bien ! soit.
ADOLPHE, bas à Béjou.
Ai-je le droit de rester quelques minutes en tète-à-tête avec le mari?
BÉJOU.
Dès qu'on est dans l'arbitraire, on a tous les droits.
ADOLPHE
Bien, i Anatole.) Veuillez vous retirer un instant,
monsieur, et vous tenir à la disposition de la justice.
AXAT» il.!:.
Où dois-je me retirer?
ADOLPHE, désignant une porte à rimile.
Là. Au secrétaire. Béjou, accompagnez monsieur. Vous me répondez de lui?
BÉJOU.
Oui, monsieur le commissaire. (A part.) C'est un
Scandale ! // sort à droite avec Anatole. ADOLPHE, à Uqntine.
Et vous, madame, rentrez dans cette chambre où vous étiez tout à l'heure. Je vous ferai appeler quand j'aurai besoin de vous.
Sort l.éontine ;) {[anche.)