SCENE Vil
Les Mimes, MADAME BRIGNOL, CÉCILE, puis, à la jin. CARRIARD.
CÉCILE
Mon oncle, vous n'allez pas partir si tôt: restez encore huit jours, vous me Lavez promis.
VALPIERRE, froidement.
Je regrette... Impossible!
BRIGXOL.
Il ne veut pas. J'ai insisté.
CECILE, se rapprochant.
Et si j'insiste, moi?
VALPIERRE
Inutile, ma chère petite, demain soir je serai parti.
Il su ri au fond.
MADAME BRIGNOL.
Il est fâché, j'en suis sùrc. Vous vous êtes encore disputés ?
BRIGNOL.
Non. mais il n'y a pas moyen de causer raisonnablement avec lui. En outre, cette manie de faire de la morale à propos de tout est insupportable, il va ii Cécile ci l'embrasse.) Va, laissons-le dire : nous serons riches un jour.
Dans cette circonstance, mon ami, je t'assure qu'il n'a pas tout à fait tort.
CÉCILE
Et quelle est cette circonstance?
BRIGNOL.
Ce n'est rien.
MADAME BRIGNOL, «'avançant vers lui.
Pardon! Cécile est assez intelligente et assez avisée pour qu'on puisse parler devant elle de certaines choses délicates.
CÉCILE, allant à son père.
Qu'y a-t-il donc?
BRIGNOL.
Des puérilités. Cécile, mon enfant, je ne saurais trop te recommander de ne pas te laisser influencer par ton oncle. Sans être mauvaise, notre situation est cependant embrouillée, et s'il se présentait une occasion d'en sortir brillamment, il serait stupide de la négliger.
MADAME BRIGNOL. s'avançant.
Des illusions! Tu t'es toujours fait des illusions. Je ne voudrais pas que Cécile se préparât des