‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 42 sur 261 · SCÈNE VIII GARRIAKD, BRIGNOL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII GARRIAKD, BRIGNOL

CARRIARD.

Dites donc, je viens de signer...

BRIGNOL.

Ah!

CARRIARD.

J'ai l'usine.

BRIGXoL.

Bon.

CARRIARD, lui frappant sur l'épaule.

Et pour vous : quatre mille francs et le logement. Le travail consiste en des tournées d'inspection qui ne vous coûteront pas très grand mal.

BRIGNOL.

D'inspection ? dans la Nièvre ?

CARRIARD. •

Il suffit que vous soyez levé à neuf heures du matin.

BRIGNOL.

Je me suis levé à sept heures toute ma vie. -Lai horreur de la paresse. Mais, ce que je me demande, c'est si, à mon âge, il est raisonnable de commencer une nouvelle carrière. Le hasard ne m'a jamais poussé du côté de l'industrie, et je l'ai souvent regretté. Ma foi, oui, je crois que l'industrie est à renouveler de fond eu comble.

CARRIARD.

Il n'est pas question de renouveler l'industrie pour le moment ; il s'agit d'aller vous installer

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