SCÈNE IV PAGELET, HÉLION
IIKLIOX.
Vous ai-je déjà donné mon opinion sur madame Perrin ?
PAGELET.
Jamais.
HÉLIOX.
Elle est charmante.
PAGELET.
Mais oui.
IIKLIOX.
Une ligure résolue et fine. Je ne m'en étais jamais si bien aperçu.
PAGELET.
Dites donc... Elle est un peu mieux que... Rappelez-moi le nom de cette dame chez qui vous m'avez mené souper un soir, à Paris, une grande rousse, très gaie...
HÉLION
Ah ! oui, Léa.
PAGELET.
Léa... quoi? elle avait un autre nom, il me semble?
HÉLION
Tiroir... Léa Tiroir.
PAGELET.
C'est toujours chez elle que vous descendez, quand vous allez voir vos clients, à Paris?
HÉLÎON.
Pardon ! j'ai une chambre à l'hôtel... pour les convenances.
Et une chez Léa pour... le contraire!... Vous feriez bien tout de même de vous méfier un peu.
HÉLION
Oh ! mais je prends beaucoup de précautions, sans en avoir l'air... Sauf vous, qui êtes un vieil ami. nul, ici, n'est au courant de ces petites escapades. Ma femme elle-même les ignore.
PAGELET.
C'est l'essentiel.
HÉLION
D'ailleurs, elle ne s'occupe pas de ces choseslà, et elle a horreur de Paris. Quant à moi, je ne reste guère absent que cinq ou six jours, de temps en temps. Dans ces conditions-là, ce n'est pas de l'adultère, c'est de la villégiature.
PAGELET.
Tout bonnement ! Vous êtes parfait!