III. NON. ravi
Ah I monsieur... que de remerciements.
MADAME BRÉAUTIN, détignani un monsieur âgé. Vous connaissez notre vieil ami Lamirène, je croi^ ?
HÉNON.
Oh! oui...
// s'avance vers Lnmirène avec su femme. I LAMIRKNE, aux Htnon, leur serrunl la main.
Chère madame, bonjour. Eh bien! jeune
homme ! Nous sommes venus intriguer auprès des puissants du jour?
MADAME HÉNON, riant
Que voulez-vous ! Il faut faire comme tout le monde.
LAMIRÈNE.
Ce diable de Bréautin !... Je crois qu'il le tient, son portefeuille ! Et il le mérite. . . Un laborieux ! . . . Un intelligent!... J'ai été au lycée avec lui. Il promettait beaucoup.
HÉNON, avec une certaine amertume.
Il promet encore !
(Ils continuent à causer tous les trois, Lamirène. Jlènon et madame Hénon, en s' éloignant et se confondant dans les groupes.)
MADAME BRÉAUTIN, regardant à gauche dans la serre, puis à son mari.
Ah ! Voici Limeray.
(Elle se retourne pour parler à un groupe d'invités qui s'était rapproché d'elle, pendant que Bréautin, s'avançant, tend la main à Limeray qui s'est dégagé des invités qui l'embarrassaient.)
BRÉAUTIN. à Limeray.
Cher ami... nous vous attendions avec impatience.
LIMERAY, à madame Bréautin, s' avançant.
Madame, je vous présente mes devoirs...
(Il salue les personnes voisines qui le laissent seul avec monsieur et madame Bréautin.)
MADAME BRÉAUTIN. à Limeray, avec intention.
Eh bien !... mais voilà un acquittement qui est un triomphe !
LIMERAY.
Je suis très content pour Langlade. On m'en a parlé en haut lieu.
mai- ami: BRÉA1 n\.
Vous avez vu du monde ?
LIMERAY.
.l'ai rencontré ce matin, par hasard, un très haut personnage officiel qui m'a adressé discrètement ses compliments, en ajoutant avec un sourire: Nous y comptions tous. »
M \l»\Ml. BRÉAUTIN, à Brëaaiin.
I l'est clair.
BREAUTIN, tan» comprendre.
Très clair.
BRÉAUTIN, à Limer ay.
Et maintenant, qu'allez-vous faire?
LIMERAY.
Peuh! Je vais lancer mon émission. Je ne retrouverai jamais une publicité pareille... Rien qu'avec les gens qui m'ont traîné dans la boue, il y a de quoi la couvrir vingt t'ois.
C'SI juste.
MAI. AMi: BRÉAUTIN.
Seulement, il faut aller vite, très vite, profiter du bruit, l'accroître encore.
LIMERAY, à madame Brëautin.
Que diriez-vous d'une grande fête pour l'inauguration de mon nouvel hôtel?...
MADAME BRÉAUTIN.
Oui... oui... excellente idée.
LIMERAY.
I >ù j'inviterais à peu près tout le monde...
MADAME BRÉAUTIN.
Parfait.