SCENE XI MAURICE, MARIANNE
MAURICE, aprèè un temps.
De quoi parliez-vous ?
maiîiannk.
Des gens que nous connaissons... Il me racontait...
MAURICE
Non, Marianne, non... 'Monvemtnt de M*tUnhè.) Ecoute-moi... Ecoute... Je ne peux plus garder ce qu'il y a en moi. Nous avons eu assez d'années d'abandon absolu, assez d'années de belle confiance l'un dans l'autre, pour avoir une explication môme délicate, môme cruelle. À de certains moments, entre gens d'un peu de noblesse d'âme comme nous, la franchise, la divine franchise peut seule éviter des désastres. Réponds-moi donc franchement.
MARIANNE
Oui, Maurice, oui... je te le promets. Mais
3u'est-ce que tu as? Qu êst-cç que tu veux nie Ire?
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te ne t'accuse pas, remarque ; je n'ai aucune preuve pour l'accuser, sinon ma propre émotion, des pressentiments, les mille choses obscures qui n« 'ii- avertissent «l'un danger <>u d'un malheur... Et je ue veux pas t«' faire subir non plus un vil interrogatoire de mari jalons... Non, je m'adresse loyalement à toi. Depuis quelque tempe* nous hésitons presque I uoui parler, Dès <] m- nous loatsnes seuls, qous attendons avec impatience que quelqu'un entre et sépare nos regards... Tu ne peu* pas ne pas t'en être aperçue... Enfin I il oomme du doute et <l<' l'ombre entre nous*». Kh bien, tâchons de les dissiper, veux-tu?... Tâchons de redevenir les êtres clairs etjoyeui <|m» nous étions...
M w;i INNE.
Oh 1 je devine I ► i ♦ - 1 1 ce que tu penses. Et tout ça, c'est parce qu'après (•♦■tt'1 soirée chea madame Rreautin, j'ai été un peu troublée, un peu nerveuse..» Je t'en ai beaucoup voulu* je le reconnais... Dame ! tu ne m'avais pas habituée a me parler sur se ton.». Mais, depuis, est-ce que j'ai fait la moindre allusion.'... Voyons, soit juste. E>t-< e que je t'en si reparlé, <1<' madame Bréautin? Je ne tenais même pas & lui rappeler l'invitation... C'est toi qui as insisté, qui lui as écrit, qui as lise le jour... Et voilà sont < | > i « * 1 prétexte, avec je ne sais quel potin en plus, car il n'y i pas autre
i-hosi', nVst-r»' pas?... / i U regard: Voilà SOUS quel prétexte, tu en es arrivé à... mon Dieu ! oui... je ne me fais pas d'illusion après la façon dont tu viens de me parler... tu en es à supposer pent*etre.