PU
J'espère ainsi arriver à la guérison... El puis, je n'\ arrive pas. tanl pis, dous le verrons bien. Mais je commence à croire <| ne j'y arriverai.
HENRI) I il
N'en doutez pas, si tanl est que vous soyez s\ malade; je n'en suis pas aussi convaincue que
l'Il.l." >IS
.1.' n'ai pas dii cela pour vous laisser «le-- remords.
HENRIETTE
Raisonnablement, j<' dg peux guère en avoir ni même croire beaucoup a vos souffrances. Vous trait»'/ votre douleur par un mariage immédiat avec une femme qui vous adore, dont vous comblez le- vœux, qui vous est entièrement dévouée et vous fera la vie la plus agréable. Vous aile/ avoir des occupations qui vous intéresseront certainement, toute une existence nouvelle à vous créer. Vous serez entouré d'amis qui vous ont de grandes obligations et qui ne l'oublieront pas. Voilà un avenir de van 1 lequel il n'y a pas de quoi -'■ décourager.. J'espère que vous nous présenterez bientôt votre femme: soyez sûr que nous nous efforcerons de lui plaire.
PIÉGOIS.
Vous présenter ma femme!... Oh! ce n'est pus possible.
HENRIE1 l l.
Et pourquoi ?
en (H US,
Parce que.., parce que c'est une personne trop
K^l) MONSIEUR PIÉGOIS
simple... d'une éducation qui me suffit à moi, mais qui est un peu trop rudimentaire pour votre monde et vos relations. Elle a été ouvrière, figurez-vous?...
C'est une femme de grand cœur. Lebrasier me Ta dit souvent, et très intelligente des choses de la vie. Elle a les qualités les plus rares, celles qu'on n'acquiert pas. Les autres lui viendront vite.
PIÉGOIS.
Je ne veux pas l'exposer à une pareille aventure... Oh! la pauvre petite, elle aurait une drôle de figure!... Non! non! pas d'humiliation!...
HENRIETTE
Humiliation?... Comment! vous me croyez capable de chercher à humilier votre femme?... Oh! vous le croyez?...
PIÉGOIS.
Il est inutile en tout cas de l'y exposer.
HENRIETTE
Mais c'est presque insultant pour moi ce que vous dites-là!
PIÉGOIS.
Je n'avais pas cette intention, je vous prie de m'excuser...
HENRIETTE
Décidément, vous vous faites de moi une étrange opinion ! J'en ai de la peine, beaucoup de peine... Oui...
(Elle a la voix étranglée.)
PIÉGOIS. vivement.
Ou'avez-vous?
Je suis émue... très émue... car moi, qui aurais
ru m, scène vu i :|
tant désiré qu'après ces tristes choses nous devenions «1»'- amis, de grands amis, je Bens que. malgré tout, vous allez bientôt me détester...