SCÈNE XIX MARIANNE, PAUL, ROSINE
Vous sonnez tout à point, madame. Il y a là une procession de laquais, l'un au vicomte, l'autre au chevalier, le troisième à monsieur de Lussan, tous, les mains et les poches pleines de commissions.
MARIANNE
Qu'est-ce que ces commissions ?
ROSINE
Des Heurs et des dragées, des billets doux — et un écrin ! Je n'ai pas eu besoin de reconnaître la livrée de monsieur de Lussan.
MARIANNE
Qu'ils remportent leurs boîtes et leurs sucreries. Je ne reçois rien, de personne... Tu m'entends, Rosine. — Je t'ai sonnée pour que tu ine prépares un chapeau de paille et des mules. Je vais \\ lu campagne.
ROSINE
Accompagnerai-ju madame ?
MARIANNE
Non.
ROSINE
A quelle heure faudra- t-il servir?
MARIA NNK.
Je ne rentrerai pas.
ROSINE
Est-ce possible ! . . . Et la comédie?
MARIANNE
On se passera de moi. Aujourd'hui je veux distribuer mon temps selon mon cœur, (se tournant vers p.»ui.) et je vous le donne tout entier, (a Rosine.) Dis à la comédie que je suis absente, que je suis malade, que je suis morte, ce que tu -voudras. Demain, je serai revenue, guérie ou ressuscitée, suivant l'occurrence.
PAUL
Déniai n?