‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 113 sur 163 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ZORZO, poit MUDÂRRA.

ZORZO.

C'est puéril. Enfin! (n va mu le btleon et emye d*7 frim-

p«r. Betombut. } Oh ! je monterai. Comme je suis lourd ce soir! allons, un efifort. Hél houp! Non? Hél houp!

( Hndarra accourt an brait. }

MUDARRA

Holàl vous! qu'est-ce que vous faites donc?

ZORZO, p«ndo en Tair.

Quelqu'un? tant mieux : vous allez m'aider.

MUDARRA

A quoi?

ZORZO.

A escalader ce balcon.

MUDARRA

Pourquoi faire ?

ZORZO.

Vous êtes curieux. Biais c'est juste, puisque je vous demande un service, je vous dois une explication.

(n M laiue tomber for Madarra.)

MUDARRA

Eh bien ?

AGTB DEUXIÈME. m

ZORZO.

Est-ce que vous n^avez jamais eu envie» vous, de coucher sur un balcon ?

MUDARRA

Quelle est cette plaisanterie ?

ZOAZO.

Ge n*e8t pas une plaisanterie. Je trouve sérieusement que, dans les belles nuits d*été, il n*y a pas de meilleur lit qu'un balcon. On n*y étouffe pas comme dans une chambre. On a pour couverture Tazur et pour chandelle la lune. Quand on s*endort, on est tenté de souffler les étoiles.

MUDARRA, A part.

Est-ce un ivrogne ou un fou?

ZORZO.

Je cherchais donc un balcon qui fût à ma portée. Celui-ci me va ; il est bas et d'une serrurerie agréable. U a la forme d'un berceau; j'y dormirai comme un enfant. Je lui décerne ma personne.

MUDARRA, A part.

Si j'y consens I

ZORZO.

Seulement, je ne sais pas ce que j'ai ce soir, je pèse un bœuf. Par bonheur, vous voilà; vous allez m'aider.

MUDARRA

Je vais vous aider à passer votre chemin.

m LES FUNÉRAILLES DE L'HONNEUR.

ZORZO.

Vous dites ?

MUDARRA

Je dis que Je vous défends de monter là.

Et de quel droit me le défendez-vous ?

MUDARRA

Du droit du maître. Cette maison est à moi.

ZORZO.

Allons donc ?

MUDARRA

Comment I allons donc !

ZORZO.

Vous me ferez croire que, si ce balcon était à vous, vous iriez dormir sous une porte I

MUDARRA

Sous quelle porte ?

ZORZO.

Je ne vous ai pas vu» n'est-ce pas ? vous n'étiez pas couché là» dans la rue ?

MUDARRA

Je vous répète que cette maison est à moi.

ZORZO.

Je vous répète que cette maison n^est pas à vous.

MUDARRA

Qu'elle soit à moi ou non» j'entends que vous vous en alliez.

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