‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 40 sur 163 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Biais, si Ton est habile, on gagne le pari, o( £t rébauche diamant se termine en mari.

G^est ce qu'en ce moment je travaille à produire. £t tu verras bientôt si j'avais tort de dire Que le meilleur moyen qui se puisse employer Pour trouver un mari, c'est de se marier I

TRAGÂLDABA8.

Ah çà, mais moi, je joue un rôle assez baroquel Merci I je suis ton verl et j'attends qu'on me croque! Qui m'a valu l'honneur de ton choix?

DOfÏA GAPRINA.

Il fallait Quelqu'un de pas très beau, plutôt même de laid. Qu'on pût croire un mari, mais jamais autre chose ; n fallait, — et, mon cher, pardonne-moi si j'ose. Même après que j'ai vu ton indignation, Penser que tu remplis cette condition, — n fallait un ami sans farouche scrupule Qui ne s'avis&t pas d'un éclat ridicule] Et pour quelques galants n'allât pas me quitter. Conviens que j'ai raison et que tu vas rester Mon bon mari?

Mari n'est pas un euphémisme?

DOflA GAPRINA.

Ah! mais, mon cher!...

Je suis enclin à l'optimisme ; Toutefois...

DOfÏA GAPRINA.

Ce n'est plus, d'ailleurs, pour bien longtemps.

TRAGALDABAS, à part

Eh!

DOl^A GAPRINA.

Si ta vertu souffre autant que tu prétends.

Tu vas redevenir mon cousin. Un jeune homme.

D'un grand nom, riche, beau, que j'aime...

Et qui se nomme Eliseo...

D0!iA GAPRINA.

Tu sais?

Poursuis.

DOSA GAPRINA.

De son côté.

Il m'aime, et tu seras bientôt en liberté.

Car l'amour vrai succède au caprice égoïste, Et don Eliseo de jour en jour s'attriste De ce qui l'attira.

Tu dis?

DO^k GAPRINA.

Qu'il te verrait Dorénavant mourir, mon cher, sans nul regret I

TRAGALDABAS, éolttant de rire.

Non, c'est trop drôle I

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