ACTE TROISIÈME
De ma vie. ~ Elle a bien choisi son damoiseau! ^ Je la vois proposant la cage à cet oiseau I Je n'ai pu retenir un long éclat de rire :
G^était trop amusant de l'entendre me dire, A moi, qu'Eliseo renonce au célibat.
Ce successeur pressé de son mari — se bat Pour le lui conserver! Le gars n'est pas inepte. Donc, Dieu me fait cadeau d'un seigneur. Je Taccepte.
Béteor.
^ A quoi vais-je employer ce jeune homme? — Ah I je nais 1 Jusqu'ici je n'ai pas vécu, je me gênais, Je marchais dans la vie en homme qui se glisse. Évitant créanciers, spadassins, la police.
Mon ombre, tout. Ces temps sont clos. Dorénavant Je peux m'étendre, ouvrir toutes voiles au vent, Être brave sans crainte, affronter le martyre. Je me bats, on me pend, — qu'Eliseo s*en tire! Je ne m'en môle pas. C'est à lui de trouver.
Qu'il cherche. Je serais bien bon de me sauver! Si je péris, tant pis pour lui!
Il sourit profondément.
C'est doux de vivre, Ça peut être plus doux. Un penser qui m'enivre, C'est que je vais pouvoir réaliser enfin Mon rêve et contenter ma véritable faim.
Un immense désir depuis longtemps me presse.
Qui le croirait? je n'ai jamais eu de maîtresse! rai quarante ans passés, et j'ignore l'amour. Je suis très tendre au fond, et j'aurais fait la cour Aux femmes, si j'étais un peu plus téméraire. Mais toutes ont quelqu'un, père, amant, mari, frère.
6S TRA6ALDABAS.
De qui les mots qu'on dit peuvent être entendus. G*est pourquoi les transports des couples éperdus Sont choses dont je n'ai que des notions vagues. Jamais je n'ai touché de doigts ornés de bagues. Et jamais ange, exprès pour moi venu des deux. Ne m'a par jalousie arraché les deux yeux I Mais, puisque ce jeune homme à présent me protège, A moi les grands yeux noirs! à moi les bras de neige 1 Oh I que de voluptés I sentir dans mes cheveux Des mains douces; le soir, les enivrants aveux ; La nuit, quand elle dort, le parfum de son souffle ; Le matin, son pied nu qui cherche sa pantoufle; Et je vais donc connaître enfin ce paradis D'être appelé mon chien et mon petit radis 1 — Il existe une jeune ouvrière en dentelle Qui vient ici souvent... — Jacinthal
One porta t'oiiTra.
G*est elle I Je sens dans tout mon corps je ne peux dire quoi.
Entre ane Jeune fille portant an oerton.