‹ Théatre completChapitre 47 sur 176 · ANDRÉE, BRUEL, JEAN BAUDRY · texte numérisé non relu

ANDRÉE, BRUEL, JEAN BAUDRY

BRU EL

Que le diable emporte ta tante! Vincent n'était plus chez lui.

AINDlîl'^i:.

Papa! (Elle lui saule au cou et l'embrasse.) Regardc-moi. BPxDEL.

Comment! que je te regarde'

ANDRÉE

Regarde-moi, là, bien en face.

BRUEL

Et puis?

ANDRÉE

Quelle figure me trouves-tu?

Je te trouve ta figure.

ANDRÉE

Je ne te semble pas désespéréeV

92 JEAN BAUDRY

BRUEL

Tu me semblés trop gaie : tu to moques de moi.

ANDRÉE

Donc, tu reconnais que je ne suis pas malheureuse?

BRUEL

Pourquoi le serais-tu?

ANDRÉE

Réponds. Tu reconnais que je ne le suis pas?

BRUEL

Où veux-tu en venir? Je le reconnais.

ANDRÉE

Eh bien! qui est-ce qui avait raison, ce matin?

BRUEL

Ce matin?

ANDRÉE

Tu ne me cro3^ais pas quand je te disais que je serais contente de n'être plus riche.

BRUEL, avec un cri.

Le Neptune est perdu !

JEAN BAUDRY, s'avançant.

Bruel!

BRUEL

Baudry ! — Ah ! ma pauvre enfant ! (n tombe sur un

faut-uil.)

ANDRÉE, s'ngenouillant à ses pieds.

Bon ! ne vas-tu pas me plaindre d'avoir ce que je désirais?

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