‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 275 sur 459 · MITHRIDATE, MONIME, XIPHARÈS · texte numérisé non relu

MITHRIDATE, MONIME, XIPHARÈS

UITHRIDATE.

Venez, mon fils; venez, votre père est trahi. Un fils audacieux insulte à ma ruine.

Traverse mes desseins , m'outrage , m'assassine , I Aime la reine enfin, lui plaît, et me ravit Un cœur que son devoir à moi seul asservit. Heureux pourtant, heureux, que dans cette disgrâce Je ne puisse accuser que la main de Pliarnace ; Qu'une mère infidèle, un frère audacieux, Vous présentent en vain leur exemple odieux 1 Oui , mon fils, c'est vous seul sur qui je me repose , Vous seul qu'aux grands desseins que mon cœur se proposa J'ai choisi dès longtemps pour digne compagnon , L'héritier de mon sceptre, et surtout de mon nom. Pharnace, en ce moment, et ma flamme offensée. Ne peuvent pas tout seuls occuper ma pensée : D un voyage important les soins et les apprêts , Mes vaisseaux qu'à partir il faut tenir tout prêts. Mes soldats, dont je veux tenter la complaisance, Dans ce même moment demandent m& présence. Vous cependant ici veillez pour mon repos; D'un rival insolent arrêtiez les complots : Ne quittez point la reine; et, s'il se peut, vous-même Rendez-la moins contraire aux vœux d un roi qui l'ainis:

ACTB IL 45?

Détour nez-la, mon fîls, d'un choix injurieux: Juge sans intérêt, vous la convaincrez mieux. En un mot , c'est assez éprouver ma foiblesse : Qu'elle ne pousse point cette même tendresse. Que sais-Je? à des fureurs dont mon c<sur outragé Ne ue repentiroit qu'après s'être vengé.

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