‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 355 sur 459 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

PHÈDRE

O toi, qui vois la honte où je suis descendue, Implacable Vénus, suis-je assez confondue! Tu ne saurois plus loin pousser ta cruauté. Ton triomphe est parfait; tous tes traits ont porté. Cruelle, si tu veux une gloire nouvelle, Attaque un ennemi qui te soit plus rebelle. Hippolyte te fuit; et, bravant ton courroux, Jamais à tes autels n'a fléchi les genoux ; Ton nom semble offenser ses supcibes oreilles : Déesse, venge-toi ; nos causes sont pareilles. Qu'il aime... Mais déjà tu reviens sur tes pas, OEnone ! On me déteste ; on ne t'écoute pas?

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