‹ Théâtre complet de Beaumarchais, réimpr. des éd. princeps, avec les variantes des MSS. originaux (volume 2)Chapitre 5 sur 184 · I. Court de littérature · texte numérisé non relu

I. Court de littérature

TeUle, et qu'elle effiice ton rouge trec tant de dextérité qu'en une seconde elle montre deui figures diffêrentes; si on est en loge, en bonne société ou à côté de voisins qui causent agréablement, on sortira de ce spectacle aussi satbfidt que de tout autre; mais il ne résultera pas pour cela q^ Eugénie soit du domaine de la littérature*.

Cest enfin Geoffroy^ le maître critique du Journal des Débats sous le premier Empire :

Eugénie fut justement sîfflée dans la nouveauté, et ne méritait pas de rester au théâtre. C'est une chose plaisante que les destinées des auteurs dramatiques. Beaumarchais, du côté de l'art, est a&surément un des moins estimables; son style est un continuel amphigouri ; ses plans semblent tissus par la folie ; ce n'est pas même un écrivain dans les formes ; et on peut le regarder, dans la république des lettres, moins comme un citoyen que comme un aventurier et un chevalier d'industrie. Cependant, les Deux Amis exceptés, toutes ses pièces sont restées, et, ce qui est plus heureux, elles se jouent : Eugénie et la Mère coupable ont le privilège d'ennuyer souvent le public de leurs jérémiades : le Barbier de Séinlle et le Mariage de Figaro sont même courus*.

Deux recueils du temps se montrèrent plus favorables à Beaumarchais y se bornant à donner leur opinion, sans y mêler Finvective et Vinjure.

Cest d*abord le Mercure de France':

La pièce fut écoutée avec quelqu*agitation par le parterre; elle fut vivement applaudie, particulièrement aux situations touchantes du troisième acte, mais quelques longueurs, peut-être néanmoins nécessaires au fil du drame, excitèrent des murmures et furent sur le point d'en entraîner la chute. Par un travail et

I. Notice dans le Répertoire du Théatre-Françai», 3. Journal det Débatt.

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