‹ Théatre complet de BrieuxChapitre 93 sur 226 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

SERGEAG.

N'y pense plus, mon enfant.

SIMONE

Que s'est-il passé ?

On ne veut plus de toi.

SIMONE

On ne veut plus de moi !... Où est Michel?

SERGEAG.

Tu ne le verras pas.

SIMONE

Pourquoi ?

SERGEAC.

Il est parti.

SIMONE

Parti ?

SERGEAG.

Pour un long voyage.

SIMONE

Sans m'avertir, c'est impossible.

SERGEAG.

Son père a retiré sa demande.

SIMONE

Mais lui, Michel, pourquoi n'est-il pas ici ?

SERGEAG.

Sans doute on l'a empêché de venir.

SIMONE

II a accepté cela ?

SERGEAG.

Tu le vois.

Il a fallu qu'on lui donne des raisons bien graves. Lesquelles ?

156 SIMONE

SERGEAC.

Je ne puis te le dire.

SIMONE

J'ai le droit de les savoir.

SERGEAC.

Je t'en supplie, Simone, ne me demande rien.

SIMONE

Si j'ai été calomniée, il faut bien que je me défende.

SERGEAC.

Personne ne t'accuse.

SIMONE

Eh bien ?

SERGEAC.

Par grâce, ne me questionne pas, plus tard, tu sauras. SIMONE, calme.

Père, il faut que tu rappelles M. Mignier. S'il ne s'agit que d'une question d'amour-propre, ou d'argent, je te demande d'accepter tout ce qu'on te proposera... Ce n'est pas cela?

SERGEAC.

Non, non.

Enfin la rupture n'est pas définitive ?...

SERGEAC.

Hélas !

SIMONE

Alors, ma vie est brisée.

SERGEAC.

Non, mon enfant, ta vie n'est pas brisée pour un mariage manqué. Fais appel à toute la force, à tout ton courage.

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