SCENE QUATRIEME
MONTACABÈRE
Oh ! je l'ai, son adresse ; — j'ai suivi la voiture.
ROMANÈCHE
Tu sais qui elle est?
MONTACABÈRE, devant la cbemime.
Parfaitement, — c'est une cocotte.
ROMANÈCHE
Hein?
MONTACABÈRE, criant.
Une cocotte.
ROMANÈCHE
Pouah !
MONTACABÈRE
Comment, pouah ? Je te dis qu'elle est ravissante.
ROMANÈCHE
Oh !
Ravissante. Des yeux ! des bras ! une taille !
ROMANÈCHE
Eh bien, après?
Montacabère le regarde gravement, lui prend le bras et lui làte le pouls. MONTACABÈRE.
Tu es malade.
ROMANÈCHE
Moi?
3i LE HOMARD
MONTACABÈRE
L'estomac ne va pas ?
ROMANÈCHE, le bousculant et passant à droite^.
Tu te crois mtklecin, maintenant?
MONTACABÈRE
Je t'ai connu aimable et gai.
ROMANÈCIIE.
Gai ! oui, j'ai été gai. Je me demande ce qui pouvait bien m'égayer. Tout est si bête dans la vie 1
MONTACABÈRE
Comment digères-tu ?
ROMANÈCHE
Mal
Ta femme est laide.
ROMANÈCHE
Oh ! laide ou jolie, le nez droit ou le nez de travers, — la différence est si petite. — Mais elle est jolie. Je la trouvais fort jolie, au temps où .. puisque je lui sarrifiai une folle maîtresse.
MONTACABÈRE
La séparation fut pénible?
ROMANÈCHE
Non, nous nous fîmes nos adieux en déjeunant chez Brébant.
* Monlarabèro. Romanècho.