‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 211 sur 307 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

THÉRÈSE

Oh ! comme tu as rougi !

SUZANNE

On rougirait à moins. Tu me parles de M. de Givray que je vois tous les jours... chez madame de Morangis. Mais j'en ai beaucoup entendu parler chez papa. Il était amoureux d'une chanteuse; maintenant il est amoureux d'une princesse.

inÉRÈSE.

En attendant, le pauvre jeune homme...

SUZANNE

Une princesse très belle, la princesse Serdza. Chez maman aussi, on a parlé de lui et on en a dit tant de mal que j'en ai pleuré toute la nuit.

THÉRÈSE

Ah ! ah ! tu vois bien !

SUZANNE

Parce qu'il est le frère de madame de Morangis que j'adore. Pauvre Henriette ! je l'ai trouvée aujourd'hui tout en larmes. Bien certainement, elle a eu, depuis hier, une grande douleur.

THÉRÈSE

Tu crois ?

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