SCÈNE II
Les Mêmes, DOMIN'OIS, puis LUCIEN.
DOMINOIS, entrant furieux.
Madame Dominois me reproche maintenant de n'avoir pas engagé assez d'hommes célèbres. Ce n'est pas l'embarras, elle a raison cette fois ; nous n'avons ce soir qu'un homme de lettres et il n'est connu que comme sous-préfet, (a suzanna.) Es-tu sûre de m'avoir exactement donné l'adresse de ce dessinateur ?
SUZANNE
J'ai dit à ma tante qu'on l'aurait chez le prince Serdza.
DOMINOIS.
C'est madame Dominois qui l'a prise ? alors elle n'est pas exacte.
SUZANNE
Pourquoi, mon oncle ?
Parce que tu ne connais pas madame Dominois ! Moi, je ne la connais complètement que depuis trois jours ; j'ai fermé les yeux pendant vingt-deux ans... Mais je ne veux
pas m'attrister ce soir, il faut que je sois calme et enjoué.
(Regardant.) J'avais laissé ici mon journal. (Le voyant dans les mains de Thérèse.) Ah !
THÉRÈSE, embarrassée.
Je me suis permis d'y jeter les yeux...