‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 222 sur 307 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BOLESCO.

Je vous demande pardon, prince, c'est une ancienne habitude.

Prétendez-vous garder toutes vos anciennes habitudes?

LUCIEN

Ce serait exorbitant !

LA PRINCESSE

Vous êtes de grands enfants! Bolesco, voulez-vous me conduire au buffet?

LE PRINCE

Permettez, princesse, je suis là.

LA PRINCESSE

Merci, mais Bolesco est gourmet, lui, il me choisira les bonnes choses. Vous n'y entendez rien.

LE PRINCE

Je vous prouverai que je m'y entends aussi bien que Bolesco.

LA. PRINCESSE

Eh bien, je prendrai des deux mains.

LE PRINCE

C'est là, justement, ce que je ne veux pas.

LA PRINCESSE

Alors n'en parlons plus; offrez-moi votre bras, monsieur de Givray.

LUCIEN

Très volontiers, princesse.

DOMINOIS, à part.

Maintenant, je retrouverais madame Dominois au bras de mon successeur, que cela ne me ferait rien du tout, j'aurais même du plaisir.

LE PRINCE, à Bolesco.

Elle nous boude.

BOLESCO.

C'est votre faute, tout vous fâche !

MADAME DOMINOIS.

Ils vont se disputer.

DOMINOIS.

Dans nos salons ! Je ne les quitte pas.

LE PRINCE, très simplement.

Voulez-vous faire un whist ?

BOLESCO, de même.

Avec plaisir ! (n prend le prince amicalement parle bras.) ÈtOS-VOUS

heureux dans votre nouvelle situation?

LE PRINCE

Très heureux !

Ils remontent.

BOLESCO.

La princesse a toujours été un peu capricieuse.

Elle est charmante !

BOLESCO.

Allons, tant mieux, tant mieux !

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