SCÈNE VIII Les Mêmes, HENRIETTE, pais DOMINOIS
HENRIETTE
Ah! monsieur de Yerdeilhan, je ne savais pas que nou aurions le plaisir de vous voir, ce soir.
LUCIEN, résolument.
Gaston est venu pour toi.
HENRIETTE, étonnée.
Pour nioi?
Et je te dirai maintenant la vérité, puisqu'il le faut. M. de Verdcilhan s'est mis en tête que lu songeais à le remarier.
HENRIETTE
Me remarier?
LUCIEN
Et il m'avait chargé de te demander ta main.
HENRIETTE, interdite.
M. de Verdeilhan ?
LUCIEN, à Gaston.
Là, que te disais-je?
GASTON
Lucien devait vous dire, madame, que c'est ma vie entière que je vous offre. J"ai renoncé à ma carrière.
HENRIETTE
Pour moi?
GASTON
Pour n'avoir plus d'autre préoccupation que vous. Lucien, que je croyais mon ami, et qui me connaît bien, devait vous dire que vous n'êtes pas pour moi une femme... que j'aime: vous êtes la femme adorée, la seule...
HENRIETTE, rinlerrompant, avec une émotion violente.
Monsieur de Verdeilhan, je ne me consolerais jamais si je pensais qu'une seule de mes paroles ait pu vous tromper... sur mes idées.
GASTON
Vous refusez?
HENRIETTE
Je ne vis plus que pour ma (ille.
GASTON
Vous savez bien que votre fille serait la mienne, elle m'aime déjà et vous ne pouvez pas rester veuve, à votre âge.
HENRIETTE
Je resterai ce que je suis, et je vous supplie de ne pas insister.