‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 24 sur 307 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

ROMANÈCHE

Peste ! il y a autre chose ?

MON TACABÈRE.

Le bracelet et la lettre, respectueusement envelopp(''s.

ROMANÈCHE, se frotlanl les mains.

Une lettre de cocotte ! — Donne-la-moi.

MONTACABÈRE

Jamais.

ROMANÈCHE

Je voudrais la montrer à mon beau-père.

MONTACABÈRE

Les lettres sont sacrées.

ROMANÈCHE

Tu n'ouvrirais pas une lettre et tu dégrafais...

C'est bien différent. — Ne pourrais-tu me procurer ([uelques parfums?

ROMANÈCHE

Hein ? des parfums !

Il ?onne en liaupsant les épaule?.

MONTACABÈRE, avec salisfaction, en pirouellant.

L'or n'est pas tout dans la vie, quoi qu'on dise.

MONTACABÈRE, à EsU'lle. qui vient d'entrer par la porte du fon.!'".

Je désirerais quelques paifums et une brosse.

* Romanèche, Estelle, Montacaijère.

ESTELLE, étonnée.

Bien, monsieur.

Elle sort à droite.

MONTACABÈRE, se tournant vers R.manèche*.

Je tiens à la subjuguer.

ROMANÈCHE

Brutus !

MONTACABlîRE.

Joseph !

ROMANÈCHE

Permets-moi de le surprendre en flagrant délit.

Hein !

ROMANÈCHE

Je voudrais préciser à mon beau-père.

MONTACABÈRE

Précise autrement. (Estelle revient avec une brosse et des nacons.

Mille grâces.

ROMANÈCHE, à Estelle, qui brosse Monlacabère **.

Ne mettez plus de paille dans les cheminées.

ESTELLE, brossant dans le vide.

Bien, monsieur.

ROMANÈCHE

Vous irez chercher mon secrétaire.

ESTELLE, de nu'.ne.

Bien, monsieur.

* Romanècho, Moiifncabcrf.

** Romsiiii'Che, E-lrllt\ Monlacabèro.

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