SCÈNE QUATRIÈME
ROMANÈCHE
Peste ! il y a autre chose ?
MON TACABÈRE.
Le bracelet et la lettre, respectueusement envelopp(''s.
ROMANÈCHE, se frotlanl les mains.
Une lettre de cocotte ! — Donne-la-moi.
MONTACABÈRE
Jamais.
ROMANÈCHE
Je voudrais la montrer à mon beau-père.
MONTACABÈRE
Les lettres sont sacrées.
ROMANÈCHE
Tu n'ouvrirais pas une lettre et tu dégrafais...
C'est bien différent. — Ne pourrais-tu me procurer ([uelques parfums?
ROMANÈCHE
Hein ? des parfums !
Il ?onne en liaupsant les épaule?.
MONTACABÈRE, avec salisfaction, en pirouellant.
L'or n'est pas tout dans la vie, quoi qu'on dise.
MONTACABÈRE, à EsU'lle. qui vient d'entrer par la porte du fon.!'".
Je désirerais quelques paifums et une brosse.
* Romanèche, Estelle, Montacaijère.
ESTELLE, étonnée.
Bien, monsieur.
Elle sort à droite.
MONTACABÈRE, se tournant vers R.manèche*.
Je tiens à la subjuguer.
ROMANÈCHE
Brutus !
MONTACABlîRE.
Joseph !
ROMANÈCHE
Permets-moi de le surprendre en flagrant délit.
Hein !
ROMANÈCHE
Je voudrais préciser à mon beau-père.
MONTACABÈRE
Précise autrement. (Estelle revient avec une brosse et des nacons.
Mille grâces.
ROMANÈCHE, à Estelle, qui brosse Monlacabère **.
Ne mettez plus de paille dans les cheminées.
ESTELLE, brossant dans le vide.
Bien, monsieur.
ROMANÈCHE
Vous irez chercher mon secrétaire.
ESTELLE, de nu'.ne.
Bien, monsieur.
* Romanècho, Moiifncabcrf.
** Romsiiii'Che, E-lrllt\ Monlacabèro.