‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 2)Chapitre 300 sur 307 · SCÈNE DIXIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIXIEME

Les Mêmes, SAINT-HIGA HO.

s A I M - II I C A R D , ,-1 André.

Ah! VOUS êtes rentré? (a la baronne.) Je vous demande pardon, je cherchais André. — J'ai A lui annoncer une bonne nouvelle,

ANDRÉ, étonné .

A moi?

' la baronne.

Ce n'est pas un mystère?

SAINT-IIICARn.

Pas du tout, pas du tout. — (Embanassô.) Jc... j'ai vu... c'est une idée qui m'est passée par la tête... (a An.iiv.) Je suis venu avec le jeune Calmeil.

ANDRÉ, !\ part.

Un de mes témoins!

SAINT-HICARD.

Qu'on a introduit dans votre cabinet : il vous mettra au

courant. (Se retournant vers la baronne.) VoUS VOyCZ, madame,

c'est très simple.

LA BARONNE, à part.

Il ne veut rien dire devant moi, mais je le forcerai bien à parler.

André est remonté quand Sainl-Uicaril le prend à part, laissant la barosnt' qui afTecte d'être très occupée de sa tasse de thé.

SAINT-HICARD, bas.

Vous ne vous l)aUcz pas.

ANDRÉ, stupéfait.

Pourquoi?

SAIM-HIC.ARD.

Je n'ai pu me faire à l'idée que votre mère arrive ce soir et que vous pourriez être tué demain.

ANDRÉ, inquiet.

Ou'avez-vous fait?

SAINT-llir.ARD.

J'ai vu l'Américain, c'est un homme pratique. Je lui ai pailé en homme pratique, nous nous sommes compris.

ANDRE, -rivcmciit.

Mais, sa femme?

Vous la lui enlevez, sa femme, plus que jamais, demain à la première heure, je m'en suis porté garant, et c'est parce que vous la lui enlevez, qu'il ne veut plus s'exposer à vous tuer : elle lui reviendrait.

ANDRÉ, haut.

Je vais voir Calmeil puisqu'il m'attend. Je suis à loi dans un instant, ma mèro.

LA BARONNE

Si tu veux bien me laisser M, de Saint-Hicard?

SAINT-mCARD,

Je n'aurais pas osé demander à rester.

LA BARONNE

Prendrez-vous une lasse de thé avec moi, en tète à tête?

SCKXE ONZIEME 481

SAINT-inCARD.

Très volontiers, madame.

LA BARONNE, à pnrt.

Il s'agit maintenant d'être habile.

S.iint-Ilicaril s'aBsiecl.

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