SCENE DEUXIEME
PROSPER, à lui-m^itie.
Quel joli caractère !
IIERMINIE.
Votre habit est là, mon ami.
ROMANÈCHE
Mon habit? Pourquoi faire?
Vous ne venez pas chez le ministre?
ROMANÈCHE
Au concert !
HERMINIE
Vous aviez accepté ?
Pour vous. Je ne déteste pas la musique quand c'est vous qui l'entendez, mais moi... (ii éiemue.) Je suis trop souffrant. — Virvalais, allez me chercher un autre mouchoir.
Il place le bouquet dans un vase sur la clirniinée. HERMINIE, avec reproche.
Mais, mon ami...
ROMANÈCHE
Allez, Virvalais. (Prosper sort à gaurUe, furieux mais résigné. — Romanèche présente une rliaise à Herminie et va se placer en face d'elle, derrière la table.) AsSCyeZ-VOUS, Hemiinie. — (Herminie s'assied, le regardant avec inquiétude.) NoUS aVOUS à CaUSCr. (Herminie est tremblante.) Il
s'est passé, hier, un événement grave.
HERMINIE, d'une voix mal assurée.
Quoi donc, mon ami ?
ROM AN ÈC HE
J'ai VU mon beau-père.
HERMINIE
Il a dû èlre bien heureux.
romanï:che.
C'est un paltoquet.
HERMINIE
Mon père !
ROMAN ÈCHE, prenant l'atlitude du professeur dans sa chaire.
Il abuse d'un texte pour me dépouiller.
HERMINIE
Lui ! c'est le plus honnête homme de la terre.
ROMANliCHE.
Si vous croyez que c'est beaucoup dire !
HERMINIE
Mais oui.
ROMANÈCIIE.
•lugcz-cn. Notre contrat do mariage porte : « Il est constitué à la future conjointe, — c'est vous, — une dot de vingt mille livres de rente représentée, pour douze mille francs, par des obligations de chemins de fer, — c'est parfait, — et pour huit mille, par un appartement, — celui-ci, — dans une maison que le père de la future conjointe, — c'est lui, — possède quai Voltaire. »
HERMINIE
Eh bien?