ACTE DEUXIÈME
FERNAND
J'avais pris rendez-vous avec un ami, que j'attends.
LE MARQUIS
Moi, monsieur, si j'avais une femme jeune et jolie, je ne la quitterais sous aucun prétexte.
Jeanne a ce soir un tel succès qu'il m'est impossible d'arriver à elle, et avouez, marquis, que dans un bal les maris ne servent qu'à i'aii'e sotte figure.
LE MARQUIS
Chacun a son rôle dans la nature, monsieur, (a part.) Je suis bien aise de lui avoir dit cela.
A BEL, à Florentin.
FLORENTIN
ABEL
FLORENTIN
ABEL
FLORENTIN
Elle est là?
Oui, monsieur.
Dans un fiacre?
Oui, monsieur.
Sous la fenêtre?
Oui, monsieur.
ABEL
Voici un louis. Dites-lui d'attendre et envoyez-lui acheter des bijnbons.
FERNAND, à Abel.
Je vous supplie, Abel, d'emmener mon beau-père.
ABEL
Je ne peux pas, c'est mon fétiche.
Mon l^eau-père!
ABEL
Par ricochet.
C'est un service d'ami que je vous demande.
ABEL
Alors, je vais l'emmener à la chouette.
FERNAND
Ofi vous voudrez.
ABEL, allant au marquis.
Elle est là.
LE MARQUIS
Qui?
Carminette.
Où donc?
Sous la fenêtre.
ABEL
LE MARQUIS
ABEL
LE MARQUIS
ABEL
Et je vais l'ouvrii'.
LE MARQUIS, lo ivipnnn'.
Mais alors r(»n voyez mon gendre.
ABEL, allant ouvrir.
Il s'en va. Il y a là-bas une chouette superbe et elle est en déveine,
LE MARQUIS, le suivant.
En déveine! Allons vite.
ABEL, à la fcuftie.
Oh! elle y est.