‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 225 sur 308 · ACTE DEUXIÈiME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈiME

ROGER

Alors, je n'ai pas à vous répondre.

Je sais tout.

ROGER

Qui vous a t'ait ce conte?

Madame de Moranncs.

ROGER

Elle a menti.

Elle m'a tout avoué.

ROGER

Avoué ! Madame de Morannes vous a avoué ?

FERNAXD.

Que sur la plage vous vous êtes jeté à ses pieds.

ROGER, se rL'iiieliaiil.

Elle ! Eh bien ! quand j'aurais rencontré madame de Moannes sur la plage !

FERN'AND

Vous saviez en ce moment, que je l'aimais.

Qui vous le fait supposer ?

Elle vous l'avait dit.

ROGER

Ah 1 je ne discuterai pas, je ne nierai rien.

FERNAND

Vous êtes revenu d'Étretat pour la retrouver chez le prince Ariel.

ROGER

Moi ?... C'est vrai.

FERNAND

Vous avez compris ce qu'elle souffrait des dédains de son mari et vous avez voulu la venger.

ROGER

Oui, oui.

FERNAND

Et vous annoncez ce soir que vous partez demain, parce qu'elle a parlé de quitter Paris.

ROGER

Tout ce que vous voudrez, Fernand. Je n'y contredis pas. Seulement j"ai liàte d'aller chez ma belle-sœur, où je n'ai ^ pas encore paru.

FERNAND

Vous me laisserez bien vous dire que vos assiduités près d'elle me déplaisent et que votre conduite envers moi a été déloyale.

ROGER

Fernand !... Vous avez promis à votre maîtresse que vous vous battriez pour elle, n'est-ce pas? comme au temps delà chevalerie. Eh bien soit! choisissez le ])rétexte et honneur aux dames ! Seulement j'exige un prétexte.

FERNAND

Vous l'aurez, (s'éioignam.) Ne parlez pas.

On reiilrc pou ;1 piii par li' fi)n<t.

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