ACTE DEUXIÈiME
ROGER
Alors, je n'ai pas à vous répondre.
Je sais tout.
ROGER
Qui vous a t'ait ce conte?
Madame de Moranncs.
ROGER
Elle a menti.
Elle m'a tout avoué.
ROGER
Avoué ! Madame de Morannes vous a avoué ?
FERNAXD.
Que sur la plage vous vous êtes jeté à ses pieds.
ROGER, se rL'iiieliaiil.
Elle ! Eh bien ! quand j'aurais rencontré madame de Moannes sur la plage !
FERN'AND
Vous saviez en ce moment, que je l'aimais.
Qui vous le fait supposer ?
Elle vous l'avait dit.
ROGER
Ah 1 je ne discuterai pas, je ne nierai rien.
FERNAND
Vous êtes revenu d'Étretat pour la retrouver chez le prince Ariel.
ROGER
Moi ?... C'est vrai.
FERNAND
Vous avez compris ce qu'elle souffrait des dédains de son mari et vous avez voulu la venger.
ROGER
Oui, oui.
FERNAND
Et vous annoncez ce soir que vous partez demain, parce qu'elle a parlé de quitter Paris.
ROGER
Tout ce que vous voudrez, Fernand. Je n'y contredis pas. Seulement j"ai liàte d'aller chez ma belle-sœur, où je n'ai ^ pas encore paru.
FERNAND
Vous me laisserez bien vous dire que vos assiduités près d'elle me déplaisent et que votre conduite envers moi a été déloyale.
ROGER
Fernand !... Vous avez promis à votre maîtresse que vous vous battriez pour elle, n'est-ce pas? comme au temps delà chevalerie. Eh bien soit! choisissez le ])rétexte et honneur aux dames ! Seulement j'exige un prétexte.
FERNAND
Vous l'aurez, (s'éioignam.) Ne parlez pas.
On reiilrc pou ;1 piii par li' fi)n<t.