‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 298 sur 308 · SCENE SEPTIEME · texte numérisé non relu

SCENE SEPTIEME

ALCIDE

Une vraie abomination.

GRENOUX.

Mais je gagnerais, si notre député voulait seulement venir au tribunal.

MARTHE

Il ira, père Grenoux.

GRENOUX.

Vous l'y déciderez, mam'selle Marthe?

MARTHE

Je vous le promets.

GRENOUX.

Alors, si on le faisait demander?...

MARTHE

Vous pourriez compter sur lui. Il vous l'a dit et papa n'a qu'une parole.

GRENOUX.

Et puis, mam'selle Marthe, vous êtes si bonne et si adroite !

MARTHE

Vous prendriez bien un biscuit, père Grenoux ?

Oui, mams'elle, ça me remettra.

On l'installe à la table de gauclie.

MARTHE*

Monsieur Alcide, versez un verre de chartreuse au père Grenoux.

* Marthe, Grenoux, Alcide.

430 LES CONVICTIONS DE l'APA

GRENOUX, assis.

J'aimerais mieux du rhum.

MARTHE, à Alcide.

Du rhum !

ALCIDE

Bien, mademoiselle.

GRENOUX, à part, les regardant en dessous.

Ils sont bien aimables, pour des gens qui n'ont rien à se reprocher.

Marthe et Alcide prépareBl le rhum et les biscuits de l'autre coté de la scène. MARTHE, bas*.

Dans quelle situation nous sommes-nous mis î

ALCIDE

Dites-moi ce qu'il faut faire.

Je ne sais pas.

Moi non plus.

Ils rcvii'nnent ;i Crenoux.

MARTHE, apportant du rbum.

Voici, père Grenoux.

AL(;iDr, , apportant des biscaits.

Voilà, père Grenoux.

GRENOUX, assis*, après avoir bu.

J'aurais préféré du cassis.

Il mange.

Je n'en ai pas, mais j'ai du curaçao.

Alcide court à la console.

• Grenoux . Martho, Alcide.

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