SCENE SEPTIÈME
Avec de l'anisette, alors ?
MARTHE
De l'anisette ? je vais en chercher.
Kilo sort vivement par la dioilo.
GRENOUX, à part, en mangeant.
C'est égal, si j'écrivais dans le département que le fils de M. Chamboret boit du rhum chez notre député, ils ne seraient plus nommés ni l'un ni l'autre, les deux papas. — Et si je me portais maintenant pour représenter l'agriculture j'aurais des chances.
Marthe rentre.
ALCIDE, à Marthe**.
Pardonnez-moi, mademoiselle Marthe. Je suis cause de tout.
MARTHE
Le mal est fait, maintenant.
ALCIDE
Si je menaçais ce vieux coquin de lui tirer les oreilles !
MARTHE
Gardez-vous-en. Le plus sage est de vous retirer pour ne jamais revenir. (Avec effroi). V'oici papa !
* Marthe, Grenoux, Alcide.
** Grenoux, Marthe, Alcide.
SCÈiNE VIII
Les Mêmes, FLAVIGNAC.
FLAVIGNAC, enlranl par le font!, toujours empressé''".
Marthe, nous allons au bal du marquis de Beausemblant.
(Apercevant Alcide.) Ah ! pardoU !
MARTHE, à pan.
Que dire ?
GRENOUX, bas.
Je vais vous aider, (naut.j Monsieur vient d'entrer, c'est moi qui l'ai reçu.
FLAVIGNAC, à part.
Il boit mes liqueurs maintenant !
GRENOUX.
Il vient voir notre député.
FLAVIGNAC, se rengorgeant et saluant.
Monsieur!
GRENOUX.
11 va comme ça chez les députés, chez tous les députés.
FLAVIGNAC, vivement.
Ah ! très bien. Veuillez vous asseoir, monsieur, on m'avait annoncé votre visite.
ALCIDE , 0lonn6.
Ah !
* r.rr.iioiix-, Miillir. il:ivigiKi( , \|ri,||..
SCÈlNK HLITIKMI': 433
KLAVIGNAC, à Alcide.
Vous avez déjà vu plusieurs de mes collègues ?
ALCIDE
Moi? oui... oui... oui...
FLAVIGNAC, bas, en lui serrant la main. J'apprécie voire discrétion, (n va se faire un verre deau suciée.
Je VOUS demande pardon, je viens de la Chambre.
GRENOUX*, bas, à Alcide.
Répondez-lui quelque chose.